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Retour sur les travaux des 5 ruches au Congrès girondins

Les discussions en ruches ont permis d’alimenter le débat général en séance plénière. Extraits des comptes rendus
Dans le déroulement du congrès départemental, le travail de réflexion commune par groupes d’une vingtaine de camarades - les ruches -, a été un temps précieux pour l’expression de la diversité militante, à partir des 5 grands thèmes - les fenêtres - développés dans la base commune.
Les comptes rendus des cinq ruches, ont permis d’alimenter le débat général en plénière, avant l’examen des amendements.

Atelier sur la fenêtre 1 : La crise et son issue

La crise, identifiée comme celle  du capitalisme, est économique, sociale, écologique, démocratique. Certains s’interrogent : « Est-ce seulement un nouveau cycle de la crise, inhérente au système ? »
« Une crise de civilisation » dit le texte, alors que des potentialités énormes existent, liées aux révolutions techniques et technologiques.
Le texte porte les brèches immédiates à ouvrir et les perspectives politiques, du local au global, avec le développement des luttes pour la démocratie, le sens du travail, la question écologique, pour « remettre l’humain au centre » : notion trop floue pour certains, comme le concept de « révolution citoyenne ».
Le rassemblement doit aller au-delà, le PCF doit permettre de créer une conscience de classe et de masse.
La majorité pense que la révolution citoyenne doit être un instrument pour rassembler, développer la démocratie, afin de combattre le système capitaliste  en prenant garde pour que ce ne soit « pas seulement un mouvement de contestation ».
Le PCF a toujours mené la bataille contre l’austérité, contre l’Europe libérale, autoritaire, pour les fondements de la République attaqués de toute part.
Alors « comment faire cette révolution citoyenne » ?
Le débat pose les questions des batailles et mesures immédiates, des perspectives nouvelles pour répondre aux besoins : « La révolution ne peut pas être faite sans les gens ».
Si les propositions du PCF  sont entendues, il y a besoin « de mener le travail idéologique sur la crise,  la dette », pour convaincre, face au développement des individualismes très forts.
« Quelle alternative possible à l’austérité ? » dit le texte qui parle de rupture et du dépassement du capitalisme, par une refondation de l’Europe, un nouveau sens au travail, « rompre avec la fatalité ».
Certains voient « le mouvement social bloqué », avec des forces du capital qui s’adaptent et broient l’Homme, la République, la civilisation.
« Un peu d’utopie et plus de crédibilité politique » semblent nécessaires pour aider « à la prise de conscience de la masse des exploités ».
L’idée est d’aller vers un grand rassemblement majoritaire avec des axes forts pour de nouveaux services publics, la transition écologique, de nouveaus statuts sécurisés pour les travailleurs, une refondation de l’école, reprendre le pouvoir sur les banques, une refondation de la République, un mouvement de rupture pour une 6ème République.

A partir du compte-rendu de 
Loïc Boisson

Atelier sur la fenêtre 2 : Fragmentation de la société

Face à la destruction des repères et des représentations d’une part et au capitalisme décomplexé de l’autre, toute une série de questions se posent :
Comment faire pour rassembler les hommes et les femmes et qu’ils sortent de la résignation, du dégoût de la politique ?
Comment affronter une société d’insécurité matérielle, la violence des rapports sociaux et humains, l’ultra consumérisme, le piège identitaire et l’exacerbation des différences ? Comment affronter l’individualisation, les stigmatisations ?
Un principe : aucun état de nature ne légitime qu’une part de l’humanité ait des droits supérieurs aux autres.
Des camarades soulignent des signes de résistance, des exemples de luttes commune en France (30 000 pétitions pour une nationalisation immédiate du site de Florange, actions au quotidien sur les lieux de travail) et au plan international (« Occupons Wall Street »,  Les Indignés…).
1. Expliquer, débattre, contrer la preuve des médias, dénoncer les évidences qui évacuent le conflit de classe pourtant omniprésent sur le marché du travail, sur le marché résidentiel.
2. Construire des solutions avec les hommes et les femmes du quotidien sur le terrain,  être des militants visibles, sortir des recettes toutes faites. Il s’agit de passer de la théorie à la pratique et de faire le lien entre l’immédiat et le long terme.
3. L’urgence de construire une langue commune et de ne pas faire disparaître les différences face à la destruction des représentations. La politique a été inventée pour que des gens vivent ensemble même si leur mode de représentation ne sont pas les mêmes...
4. Donner une place aux jeunes générations qui ont une connaissance et un champ d’expérimentations très riches.
Enfin, un cri du cœur lancé par un camarade : « Je suis communiste et cela fait du bien ! ». Ce « cela fait du bien » peut être entendu aussi bien comme « cela me fait du bien » que comme « cela crée du bien autour de moi ».

A partir du compte-rendu de 
Eric Verdoux

Atelier sur la fenêtre 3 : La gauche et le changement

Vaste sujet à l’heure où des forces de gauche (PS et EELV) sont au pouvoir en France. Où la question de notre positionnement opposition/majorité est fréquente. Comment se positionner face à l’impasse social-libérale en France et en Europe ?
Dans ce contexte, comment nous situer dans la gauche, quel sens la gauche a-t-elle dans la population et comment pouvons-nous lui redonner de la force?
Débat riche et passionné, structuré autour de trois grandes thématiques :
1. Qu’est-ce qu’être de gauche ?
Adhérer à un certain nombre de valeurs de paix, de justice, de tolérance, de progrès, de partage… Mais ces valeurs ne peuvent suffire, elles perdraient tout leur sens politique si elles étaient dissociées d’une lecture de classe de la société. Pour être de gauche, il faut être du côté du travail et non du capital.
2. La gauche, le PCF et le PS…
Quand il s’agit d’aborder la gauche et ses composantes, le débat tourne vite autour de notre positionnement par rapport au PS. Pour certains, le terme de «gauche» est aujourd’hui trop galvaudé et nous devrions l’abandonner en nous qualifiant uniquement de communistes.
Pour d’autres, la gauche est historiquement diverse, au moins depuis 1920 et le congrès de Tours où sont nés les deux grands partis de gauche qui ont structuré l’histoire politique française du 20e siècle.
3. Le changement
Il y a unanimité pour dire que le PS au gouvernement ne cesse de s’éloigner d’une perspective de changement possible et promis lors de la campagne de 2012.
Là où les avis divergent, c’est sur l’attitude que nous devons avoir face à ce gouvernement et au PS. « Avec cette politique social-libérale, peut-on encore dire que le PS est de gauche ? » s’interrogent certains.
Pour d’autres, le débat existe aussi au sein du PS et l’existence de Montebourg en est la preuve. Ou encore le fait que le TSCG n’ait pas été adopté avec une majorité de gauche. Qu’une centaine de parlementaires de gauche ne l’ait pas voté, laisse bon espoir.
Là où tout le monde est d’accord, c’est que le Front de Gauche est le meilleur outil pour redonner des couleurs à la gauche, pour peser dans la gauche. Si l’union est un combat, il semblerait aujourd’hui que la gauche en soit un aussi.

A partir du compte-rendu de 
Vincent Boivinet

Atelier sur la fenêtre 4 : L’avenir du Front de Gauche

Nous voulons œuvrer à rassembler toutes les forces disponibles afin d’ouvrir des brèches pour le changement.
Le Front de Gauche porte un immense espoir. Avec la campagne contre la politique d’austérité du gouvernement, nous entendons faire connaître nos propositions alternatives, qu’une autre logique existe à gauche. Construire sur cette base un rassemblement majoritaire.
Comment avancer dans ce sens, alors que nous n’avons pas tous les mêmes appréciations sur les expériences locales passées ?
Des craintes de l’effacement de notre identité dans le FdG, les résultats des présidentielles ne sont-ils pas liés à la personnalité de Mélenchon ? Comment faire évoluer le FdG en l’absence d’élections ? C’est plus difficile.
Il faut mesurer ce qui a bougé dans la dernière période avec la désignation d’un candidat non communiste à la présidentielle, la réussite des assemblées citoyennes, le retour du débat d’idées, une nouvelle manière de faire de la politique.
Notre présence continue PCF-FdG a permis de retisser des liens avec une partie du peuple et le retour en force des critiques du capitalisme sur la scène politique.
Le Front de Gauche a-t’il de l’avenir ? Le FdG et le PCF peuvent se transformer. C’est un des axes de notre congrès.
Porter un programme radical de rupture demande un élargissement du rassemblement pour une immense mobilisation populaire sur les prochaines échéances électorales et notamment les élections municipales.
Nous voulons être utiles au plus près des citoyens, de la population. Cette utilité peut se manifester par la valorisation de la commune, des services publics territoriaux, favoriser l’expression de tous les besoins sociaux et humains, en plaçant le débat sur les moyens financiers et démocratiques pour les satisfaire.
À quoi servirait la constitution de listes, aujourd’hui, alors que précisément, cela doit se faire à partir des contenus discutés, travaillés avec la population ?
Face à l’arrogance du Medef, il s’agit de faire entendre la voix de ceux qui souffrent des politiques d’austérité et de démontrer que d’autres choix sont possibles. Face à ceux qui attaquent de toute part la commune, faisons entendre qu’elle est le socle démocratique de nos institutions.
Une expérience à Branne : la création d’une coopérative du FdG sous forme d’association.

A partir du compte-rendu de 
Claude Mellier

Atelier sur la fenêtre 5 : Les transformations du PCF, ses nouveaux statuts

L’avenir du Front de Gauche et le PCF sont liés. C’est une expérience positive et motivante. Cela a redynamisé le débat avec la population, à partir des problèmes de société, avec le contenu des propositions de « l’humain d’abord ».
Le constat est que cela ne nous a pas empêchés d’être communistes dans cette campagne, en militant avec d’autres, et d’avoir notre propre expression.
Notre projet est ambitieux et la majorité pense que le parti  communiste changera, la société change et nous évoluons avec elle.
Ouverture et élargissement : la défiance des gens existe envers tous les partis, pas seulement le PCF. Que veut-on faire avec eux, de quoi a-t-on besoin, dans les villes, communes rurales, les entreprises ?
Faire participer les citoyens, élaborer et co-élaborer à partir d’actions concrètes (fermeture d’un hôpital, d’une poste, problème d’école…) qui permettent de faire, même ponctuellement, un bout de chemin avec les citoyens, en avançant des propositions.
Cette ouverture est un enrichissement mutuel.
Les communistes et le PCF : on ne peut imaginer notre parti sans la proximité (proche des communistes, proche des gens) et sans aider à l’implication plus importante des militants, traversés eux aussi par la délégation.

Comment ?
Inégalités de territoires : sont évoquées les difficultés pour réunir les communistes en zones rurales, avec des distances géographiques importantes.
Les camarades font part pourtant d’expériences intéressantes pour organiser une activité décentralisée dans les zones plus rurales, encourager à être communistes avec ses collègues dans l’entreprise, comme dans sa commune. Ils pensent qu’il faut lancer une campagne d’adhésion au PCF.
Inégalités de formation et d’information : «Internet» n’est pas utilisé par tout le monde, il y a donc des communistes surinformés et d’autres sous informés. Une aide des différents niveaux de directions du parti est nécessaire sur ces questions.
Une aide aussi pour les animateurs de cellules en décentralisant la formation et l’information des communistes, grâce aux moyens nouveaux (vidéos, etc.)
Favoriser la démocratie : tout changement doit être proposé aux communistes pour décider tous ensemble (l’exemple est donné des «outils» sur la carte d’adhérent).
La transversalité : c’est une nécessité aujourd’hui pour un travail pertinent par des rencontres entre sections/cellules d’entreprises notamment pour réfléchir et faire des propositions sur la ré-industrialisation, l’aménagement du territoire et les problématiques spécifiques de territoires donnés.
Le travail de commissions également sur de grands sujets, associant les membres de la direction départementale, les sections, cellules, des personnes.
Les cellules : les camarades ne pensent pas que le PCF a eu la volonté de faire disparaître les cellules locales et d’entreprises. C’est l’affaiblissement du parti, le poids de l’Histoire, le manque d’adhésion, qui en est la cause. Cette situation est aggravée dans les entreprises avec l’individualisation  et l’éclatement des structures de travail, les restructurations. Les licenciements ont pesé, ainsi que les départs en retraite d’un nombre important de militants.
La préoccupation est bien de privilégier ce lieu de proximité, de le faire vivre, lui donner les moyens de fonctionner en autonomie, s’attacher à voir tous les adhérents et les non cotisants,…
La répartition des cotisations proposée dans les nouveaux statuts est à repenser à partir de ces préoccupations.

A partir du compte-rendu de 
Josette Mas-Durlin
 

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