La bourse ou la vie ? Il faut choisir !


17 février 2008

Dans un mois, vous voterez dans vos villes et vos départements. Résidences de standing ou logements décents pour tous ? Privatisations ou service public ? Ecoute des citoyens et des associations ou autoritarisme ? Une gestion de gauche et de droite, ce n’est pas la même chose. Vous voulez plus de services à des prix abordables ? Vous avez des idées sur ce qui serait bon pour votre ville ? Localement, la droite promet tout le bonheur du monde. Mais Nicolas Sarkozy semble se soucier davantage de sa vie privée, de ses amis de la jet-set et de la « communication » que de la vie quotidienne des Français. De qui se moque-t-il quand il parle de caisses vides ? La valse des milliards donne le vertige. 5 milliards d’euros gas- pillés par un trader de la Société Générale, lequel « jouait » sur une masse de 50 milliards ! 100 milliards de profits records pour les entreprises du CAC 40 ! 15 milliards de cadeaux fis- caux aux plus riches… 15 milliards d’euros, cela représente près de 250 euros par personne vivant en France, 1 000 euros pour une famille de quatre personnes.

Alors quels choix ? L’argent pour la spéculation, les profits mirifiques, les stock-options, la rentabilité aux actionnaires ? Ou pour répondre aux besoins sociaux, construire une société de solidarité et d’épanouissement humain ? L’argent pour les gâchis humains et financiers ? Ou pour une efficacité nouvelle et un mode de développement porteur de progrès pour tous et respectueux de l’avenir de la planète ?

La crise financière suscite dans l’opinion une grande émotion. Et l’on voit déjà les défenseurs du capitalisme, le Président de la République en tête, qui cherchent des échappatoires. Il y aurait un bon capitalisme, celui des « entrepreneurs », à promouvoir, et un mauvais capitalisme, celui des « flam-

beurs », à réprouver. En réalité, « l’argent pour l’argent », c’est aujourd’hui le cÅ“ur du système, sa seule loi, son unique morale. Pour rompre cette logique, pour ren- dre l’argent utile, de profonds chan- gements politiques sont nécessaires allant de pair avec une intervention forte des citoyens. Pour en finir avec

les exonérations de cotisations so- ciales patronales, imposer une nou- velle politique du crédit, favoriser l’emploi, la formation et sanctionner la spé- culation. Pour constituer un pôle public bancaire et orienter l’argent vers des investissements utiles.

Le 9 mars prochain, vous pouvez donner de la force à une gauche de courage. La Bourse ou la vie ? il faut choisir ! C’est à cela que les communistes veulent contribuer : re- construire une gauche qui a des idées, qui se bat, donner un droit de regard et de décision aux citoyens et aux salariés sur l’utilisation de l’argent pour le développement.

Le vote pour les candidats soutenus par le PCF et pour les listes où ils seront présents portera ces exigences. Déjà, sous la pression de l’opinion et des mouvements sociaux, le gou- vernement tergiverse et lâche 200 euros pour les retraités à valoir sur 5 ans. Ce qui est gravement insuffisant.

Scrutin local mais aussi premier test grandeur nature pour le sarkozysme, les élections municipales et cantonales donnent l’occasion aux citoyens de se faire entendre.