Fédération de la Gironde

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Journée nationale de la Résistance

le 21 April 2015

Journée nationale de la Résistance

Le PCF honorera toute la Résistance et appelle ses militantes et militantes, les citoyennes et citoyens, jeunes et moins jeunes à se rassembler, à organiser devant la place de la mairie, au cimetière, devant une plaque commémorative, devant une plaque de rue... des cérémonies et des initiatives dans toute la France, pour rendre hommage aux résistantes et résistants qui ont combattu pour des jours heureux.

Une soirée d'hommage, où sont conviés toutes celles et tous ceux qui le désirent, aura lieu au siège national du Parti communiste français - 2 place du Colonel Fabien - autour d'une pièce de théâtre sur Marie-Claude Vaillant-Couturier et de la présentation du « dictionnaire des fusillés sous l'occupation » publié aux Éditions de l'atelier.

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Résolution du Conseil national du PCF

Le 27 mai est la journée nationale de la Résistance car date anniversaire de la création du CNR et de l'unification de la Résistance.

Elle prend cette année un relief tout particulier, parce que c'est le 70eanniversaire de la victoire contre le nazisme et parce que le Président de la République a décidé de panthéoniser quatre héros et martyrs de la résistance : Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay. Parce que la grave crise traversée par l'Europe et la poussée des forces d’extrême droite, notamment en France, appellent à faire vivre les valeurs progressistes de la Résistance. Parce qu'il y a 70 ans naissait la Sécurité Sociale conformément aux vœux du programme du CNR dont les acquis doivent être toujours défendus.

Le PCF rend hommage aux résistants qui entrent au Panthéon. Le secrétaire national du PCF participera à toutes les cérémonies officielles. Mais nous ne comprenons pas l'ostracisme dont sont victimes les communistes dans le choix présidentiel. Cela contrarie les valeurs de la République qui ont prévalu en ces temps sombres, et qui restent de pleine actualité. La Résistance des femmes et hommes communistes a été essentielle, nous appelons le Président à ne pas l'oublier pour des raisons de politique politicienne.

Le PCF quant à lui honorera toute la Résistance et appelle ses militantes et militantes, les citoyennes et citoyens, jeunes et moins jeunes à se rassembler, à organiser devant la place de la mairie, au cimetière, devant une plaque commémorative, devant une plaque de rue... des cérémonies et des initiatives dans toute la France, pour rendre hommage aux résistantes et résistants qui ont combattu pour des jours heureux. Cela sera aussi l'occasion de réparer l'oubli de communistes dans le choix présidentiel alors que de nombreux noms de résistantes et résistants communistes ont circulé pour l'entrée au Panthéon : Marie-Claude Vaillant-Couturier, Martha Desrumeaux, Missak Manouchian et ses camarades de l'affiche rouge…

Une soirée d'hommage, où sont conviés toutes celles et tous ceux qui le désirent, aura lieu au siège national du Parti communiste français - 2 place du Colonel Fabien - autour d'une pièce de théâtre sur Marie-Claude Vaillant-Couturier et de la présentation du « dictionnaire des fusillés sous l'occupation » publié aux Éditions de l'atelier.

Conseil national du PCF - Paris 10 avril 2015

Histoire. La relève est assurée

le 05 April 2015

Histoire. La relève est assurée

Des élèves ont restitué un travail sur les 70 ans de la Libération de Marseille. En présence de Juliette Giraudi, résistante, et de Robert Mencherini, historien.

« La Marseillaise va pouvoir sonner le glas de la liberté. Nos armes c'était de résister. Aux armes, aux armes, de la liberté… », c'est par la poésie du Slam que les collégiens de Jacques-Prévert ont rendu hommage aux résistant(e)s qui ont libéré Marseille, c'était le 28 août 1944.

Et hier sur la scène de l'auditorium du musée d'histoire de Marseille, ils ont l'âge de ceux et celles qui au péril de leur vie, se dressèrent contre la barbarie nazie. Ont pris place aussi, les lycéens de Mistral, Périer et Lacordaire, tous et toutes ont travaillé, avec leurs professeurs d'Histoire, sur le 70e anniversaire de la Libération de Marseille. Au milieu, la pimpante, Juliette Giraudi qui, du haut de ses 82 ans, n'a rien perdu de sa jeunesse. Aux côtés de l'historien, Robert Mencherini, qui est « un résistant dans l'âme », elle témoigne à partir des questions de la relève qui se tient devant elle. « Quels étaient vos sentiments pendant la bataille, après ? Arrivez-vous à en parler à vos enfants ? », « Pouvez-vous nous raconter votre parcours de résistante ? », « Qu'est-ce qui vous a le plus marqué ? » « Pensez-vous avoir eu une reconnaissance de votre pays ? ».

« J'ai fait tout ce que j'ai pu »

Très émue, Juliette les remercie mille fois d'être présents « pour continuer le travail et raconter ce que nous avons fait à votre âge. Moi, je n'avais pas 20 ans. J'ai fait tout ce que j'ai pu pour chasser les Allemands qui occupaient notre pays. C'était horrible sous l'occupation, on avait faim. » Et pourtant, malgré les privations, chaque jeune voulait prendre part à la Libération, selon la belle octogénaire, visiblement émue, les mots se bousculent sans trébucher. « On a fait des choses qu'on n'aurait pas dû faire mais il fallait défendre notre pays jusqu'au bout. » Dans une époque aux enjeux vitaux et les nazis aux trousses, « on n'avait peur de rien. J'allais partout avec mon vélo pour inciter les jeunes à nous rejoindre. » Sur la plage, les armes déposées par les soldats allemands à la baignade servaient utilement à la Résistance. « On pensait pas au danger, on voulait vivre libres. On a donné les armes aux responsables pour qu'ils nous apprennent à manier les revolvers. »

Elle pique le vélo d'un soldat

La jeune Juliette vivait dans la cité ouvrière Ambrosini du Canet (14e) où ils étaient nombreux à participer à la Libération de Marseille avec les « engins » récupérés. « On se révoltait à chaque fois que les Allemands tuaient un jeune. » L'événement le plus marquant pour la jeune fille de l'époque : « J'ai pris le vélo des Allemands qui se baignaient et je suis partie avec » ou encore « on a fait ouvrir une boulangerie pour partager ce qu'il y avait à l'intérieur ».

De temps en temps, Robert Mencherini intervient pour éclairer certaines choses comme la grève du pain sur La Canebière par les femmes (mai 1944) parce que la ration de pain, l'alimentation principale, avait baissé, les fascistes français du Parti populaire français (PPF) ont tué des manifestantes. Elle raconte les pages arrachées des livres pour en faire des tracts rédigés à la main. A force de se « cacher » dans sa chambre pendant des heures, son père la découvre et finit par pratiquer la même activité. « C'est la première forme de résistance », explique Robert Mencherini. « Chacun recopiait dans son coin les écrits contre l'occupation et les faisait circuler, il n'y avait pas d'imprimerie. Ils risquaient la prison. » Quant à la reconnaissance, « à la Libération, les combattants volontaires de la Résistance ont été reconnus, mais beaucoup de résistants n'ont pas réclamé leurs droits estimant qu'ils avaient fait leur devoir », informe l'historien qui a beaucoup écrit sur cette période.

Michel résiste à 16 ans

Au tour de cette jeunesse d'être actrice en montant sur scène afin de présenter ses travaux. Honneur, d'abord, aux élèves de Seconde du lycée Périer qui ont tenu un journal commémoratif La Navette depuis le début de l'année. À la une, en photo, Notre-Dame-de-la Garde, occupée par les soldats du IIIe Reich. Elle a joué, un rôle fondamental dans la Libération de la ville, lieu de refuge et de transit pour les antinazis fuyant l'Europe fasciste. Le journaliste états-unien, Varian Fry, sauva jusqu'à 4.000 juifs et militants antifascistes, dont des artistes et intellectuels, qu'il cachait à la Villa Air-Bel. Le monument emblématique libéré, le 25 août 1944 par des tirailleurs algériens, le 9e régiment d'Afrique et les FFI. Romain a rencontré l'un des protagonistes de cette liberté recouvrée. Michel Caciotti a résisté dès l'âge de 16 ans. « Il résistait par tous les moyens possibles : tracts, sabotages, renseignements. Il a été blessé de trois balles dans le ventre, il s'est quand même relevé. Il s'est battu pour notre liberté, pour qu'on soit là aujourd'hui pour en parler. » Ensuite, les lycéens du Mistral présentent leur travail à partir d'archives sonores « Mémoires vives », concoctées à Radio Grenouille, d'après le témoignage écrit de Sœur Gabrielle Vaillant, fille de la Charité. On entend sur fond de récit oral, porté par plusieurs voix, des sons : bombes, obus, bruits de bottes, détonations, coups de mitraillettes, sirènes… La bataille fait rage et bientôt la volée de cloches annonce la Libération. « Si l'écho de leurs voix faiblit, nous périrons », le poète Paul Eluard invite au travail de mémoire, à la connaissance de l'Histoire, des combats menés et à mener pour la justice et la liberté. La jeunesse est prête.

Piedad Belmonte (La Marseillaise, le 5 avril 2015)

Travaux à voir sur Internet en tapant musée en ligne de la Résistance.

Hommage aux Héroïnes Dauphinoises de la Résistance

le 05 March 2015

Rendez-vous Mur du Souvenir, rue des Martyrs à Grenoble

20150225-OH-Oise-La résistante Geneviève Le Berre épinglée officier de la Légion d'Honneur

le 25 February 2015

20150225-OH-Oise-La résistante Geneviève Le Berre épinglée officier de la Légion d'Honneur

Usine de Fives - rassemblement le 3 novembre pour la sauvegarde du mémorial des victimes du nazisme

le 30 October 2014

Usine de Fives -  rassemblement le 3 novembre pour la sauvegarde du mémorial des victimes du nazisme

La défense du mémorial élevé en hommage aux victimes du nazisme et de la dernière guerre de l’Usine de Fives (FCB) passera par un rassemblement à l’appel de l’Institut d’Histoire Sociale de la métallurgie CGT Nord-Pas de Calais et de l’Association Nationale des Anciens combattants et Amis de la Résistance, lundi 3 novembre, à 11h30, Boulevard de l’Usine à Lille (devant la Bourse du Travail). Rassemblement précédé d’une conférence de presse de la CGT Métallurgie et de l’IHS CGT, avec l’ANACR.

 

L’avenir du mémorial aux victimes du nazisme et de la guerre 1940/1945 de l’Usine de Fives (FCB) ne s’est toujours pas éclairci. En dépit de la promesse faite en 2010 par Martine Aubry, maire de Lille, de garder « la mémoire du site tout en l’ouvrant sur le quartier », l’endroit n’a plus sa place sur les plans et projets d’aménagement supervisés par la Soreli, gestionnaire de la concession d’aménagement du site FCB. Cet oubli laisse craindre le pire, apparaît comme un outrage potentiel à la mémoire et à l’Histoire.

 

Outre les noms des 26 victimes du nazisme et ceux des salariés de l’usine, la magnifique sculpture de Jean-Baptiste Leturcq, ce mémorial recèle les cendres et les terres des zones de guerre de 1914/1918, des camps de concentration et du tertre du massacre d’Ascq. La ville de Lille doit à la résistance des salariés de l’ancienne Compagnie de Fives-Lille d’être honorée de la Croix de guerre avec palmes 39-45 ; honneur rendu le 8 mai 1945 sur le Boulevard de l’Usine, le jour-même de la capitulation de l’Allemagne nazie. Comment a-t-on pu effacer ainsi un tel lieu des plans de l’architecte et de la société d’aménagement quand la question a été soulevée en réunion publique, au conseil municipal d’Hellemmes, quand des élus représentant la maire de Lille ont participé aux diverses commémorations ces dernières années ?

 

M.D.

 

  • Détenue à 52,6% par la ville de Lille et la Communauté urbaine et à 47,4% par la CIC, la Caisse des Dépôts et Consignation, la Caisse d’Epargne.

Martine Garcin

le 29 October 2014

Henri Rossignol

le 29 October 2014

Georges Lanoue

le 29 October 2014

Usine de Fives : la Résistance et les victimes du nazisme oubliées ?

le 22 October 2014

Usine de Fives :  la Résistance et les victimes du nazisme oubliées ?

Le mémorial élevé en leur mémoire à l’entrée du site ne figure toujours pas sur les plans de réhabilitation du site.

 

 

«Beaucoup nous regardent sur la qualité de ce projet, qui fera la part belle à la verdure et à l'eau, qui gardera la mémoire du site tout en l'ouvrant sur le quartier», promettait en juin 2010 Martine Aubry, maire de Lille et présidente de la Communauté urbaine à l’époque, présentant la réhabilitation du site Fives- Cail-Babcock.

 

Des cendres des camps de concentration

 

Question mémoire, ce site est en effet un haut lieu de l’histoire industrielle mais aussi et surtout ouvrière. C’est là que fut chantée pour la première fois l’Internationale mise en musique par un ouvrier de l’usine, Pierre Degeyter, que furent forgées de grandes conquêtes sociales comme les comités d’entreprise.

Il s’agit enfin d’un lieu symbole de la Résistance qui valut à la ville de Lille la Croix de guerre avec palmes 39-45. Un mémorial, avec une superbe sculpture de J.B. Leturcq en son centre, rappelle d’ailleurs le sacrifice de 26 salariés de la Compagnie de Fives-Lille victimes du nazisme, et de leurs compagnons de travail disparus pendant la guerre 1940-1945. En outre, trois urnes sont enfouies au pied du mémorial. Elles contiennent des terres prélevées dans le secteur du front de 14-18, sur le talus où tombèrent 86 victimes des S.S. à Ascq, ainsi que sur les sites des forts de Bondues, Seclin et de la Citadelle de Lille où furent fusillés les résistants, les cendres d’Adèle Duriez, infirmière morte en déportation à Ravensbrück et celles prélevées au pied du four crématoire du camp de concentration de Buchenwald.

 

 

Pas de trace sur les plans

 

Les projections et les belles plaquettes éditées au sujet de la réhabilitation du site sont belles et prometteuses. Les chantiers avancent (le lycée hôtelier international actuellement), même si l’ambitieux projet prend du retard, conséquence de la réduction des dépenses publiques (1). Ils se poursuivront notamment par la démolition, en 2015, des locaux qui abritent le siège de l’Institut d’Histoire Sociale (IHS) de la métallurgie CGT, qui jouxtent le mémorial, face à la Bourse du Travail… Mais, on ne trouve nulle trace de ce dernier dans les plans et belles plaquettes éditées.

 

Quel sort lui est-il réservé ? C’est la question que posent avec inquiétude les représentants de l’IHS CGT et de l’ANACR (Association nationale des anciens combattants de la Résistance) de Lille, d’autant plus préoccupés que leurs interventions auprès de la ville de Lille restent sans réponse à ce jour.

Pourtant, « lors d’une réunion publique, je n’ai pas manqué de faire remarquer que le monument avait été oublié par l’architecte », rappelle Yves Guelton, dernier ouvrier à avoir travaillé sur le site.

 

Enfin entendus ?

 

Entre autres, lors d’une intervention au conseil municipal, le 24 janvier 2013, Michel Dondeyne, adjoint (PCF) au maire d’Hellemmes soulignait « l’importance de la préservation et de l’entretien… du monument aux morts (qui ne doit pas être) relégué en arrière-plan du projet, oublié par les générations ».

Aux dernières nouvelles, il semblerait que les récentes interpellations et interventions de l’IHS CGT et de l’ANACR aient enfin été entendues du côté de la Soreli (chargée de la mise en œuvre de la réhabilitation du site FCB) et de la mairie. A suivre.

 

M.D.

 

  1. Par exemple, la construction d’une piscine, très attendue par les habitants d’Hellemmes et de Fives, est repoussée aux calendes grecques.

Un espace pour « Liberté » - Les 70 ans du Journal ce 28 Septembre à Hellemmes

le 25 September 2014

Un espace pour « Liberté » - Les 70 ans du Journal ce 28 Septembre à Hellemmes

Le journal est en train de traverser une périodes des plus difficiles et, en même temps, il vient de passer le cap des 70 ans. Nous vous proposons de se retrouver tous ensemble ce dimanche 28 septembre pour échanger et débattre, construire et rêver, aimer et s’engager, autour de Liberté-Hebdo.

6 bis rue Roger Salengro à Hellemmmes-Lille (Métro Marbrerie)


Un certain nombre d’amis, d’artistes, de personnalités…ont accepté de partager avec nous cette journée. Venez nombreux apporter votre soutien au journal et nous rencontrer.Le droit d’entrée ? Chaque participant amène un filleul ou un abonnement (pour une durée libre : un mois, un an,...ou plus !).

Voici un aperçu du programme de la journée :

10h30 - Débat.Modèle allemand, une imposture.L’Europe en danger, éditions du Temps des Cerises, Bruno Odent - Débat avecl’auteur

11h30/12h - Interluttants. Les intermittents-interluttants, prise de parole, Anne Conti et Bruno Le Guern

12h - Augerge espagnole. Apéro, repas convivial Bar et petite restauration sur place

A P R È S - M I D I .Concerts : avec les groupes « An eye on fall », « La bande à Paulo »et « Crise de nerfs »

Lectures : Karim Ben Tayeb, JérômeLeroy (auteur de « L’ange gardien »dans la Série Noire) Débat : avec les membres du collectif régional pour sa libération de Marwann Barghouti, député palestinien. Projection : du film de Philippe Rivelli « Made in Cambodge ». Suivi d’une rencontre avec le réalisateur et la CGT textile du Nord

 

 
 
 
 
 
 
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