Fédération de la Gironde

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Albert Cordola chez les Conti. Une page d'histoire

le 19 October 2012

Albert Cordola chez les Conti. Une page d'histoire

Un petit clin d'œil chez nos voisins vauclusiens.

Journée du souvenir de la grande rafle des résistants Boucalais et Tarnosiens

le 18 October 2012

Journée du souvenir de la grande rafle des résistants Boucalais et Tarnosiens

 

Le samedi 27 sera la journée du souvenir de la grande rafle des résistants Boucalais et Tarnosiens dont un grand nombre ont laissé leur vie en déportation. Conférences et cérémonies vont rendre hommages à ces hommes qui ont sacrifié leur existence pour notre liberté.

 

Chrales Biancheri. Avoir 19 ans et libérer Marseille

le 21 August 2012

Chrales Biancheri. Avoir 19 ans et libérer Marseille

Témoignage d'un jeune résistant de la cité phocéenne qui a pris part aux combat pour sa Libération, acquisse, il y a 68 ans jour pour jour.

68 ans après, Charles Biancheri n'a rien oublié de la Libération de Marseille qu'il a vécue comme jeune résistant à la Capelette. A 87 ans, il a les idées claires et la mémoire longue.

Un coup de feu tiré depuis un toit. Les rafales de la mitraillette allemande qui s'arrêtent et un soldat ennemi qui s'effondre dans la plantation de topinambours où il se dissimulait. Charles Biancheri n'avait que 5 balles « pas 6, 5 ! » dans un 8mm, le souvenir est encore vif. Pour le résistant, qui n'avait que 19 ans, les combats de rue qui ont précédé le 21 août 1944 occupent une place particulière dans une vie militante débutée très tôt.

« J'ai adhéré au PCF en 1937, à l'âge de 12 ans », indique-t-il non sans fierté pour un engagement qu'il n'a jamais renié par la suite. Un choix évident pour cet orphelin de mère, fils d'un soldat italien banni à vie après la mutinerie de Caporetto. Tandis que le ciel européen se charge de nuages, il collecte de l'argent pour l'Espagne républicaine et proteste contre les accords de Munich avec le groupe de jeunes communistes de l'école pratique d'industrie, devenue depuis lycée technologique des Remparts.

Jeunes insoumis

Son parti interdit par Daladier en septembre 1939, il n'attendra pas la rupture du pacte germano-soviétique pour agir. « Des communistes ont été ébranlés c'est vrai mais nous pressentions bien que ce n'était qu'un acte tactique de l'Union soviétique pour gagner du temps. Je me souviens d'avoir parié 1 rond contre 20 qu'elle serait finalement attaquée par les Allemands », se remémore-t-il.

Très vite c'est la débâcle de mai 1940. Affiigés mais pas surpris « depuis 1936 la bourgeoisie répétait "plutôt Hitler que le Front populaire" », rappelle Charles Biancheri, les jeunes communistes de son établissement s'interrogent sur les moyens de s'organiser. « Nous voyions deux France se dessiner : celle de Pétain, dont nous savions qu'il était un traître et celle d'un général -un seul d'entre-nous avait entendu l'appel- dont nous ne savions rien. »

Avant le début du mois de juillet ils constituent les « Jeunesses françaises insoumises », tirent et diffusent clandestinement un premier tract où il est écrit « INSOUMIS avant tout. Les boches on les aura malgré leur force et leur bourrage de crâne. »

« Il ne faut pas croire que nous étions des héros, on avait autant la trouille que les autres », précise humblement Charles Biancheri. Dès lors, les jeunes militants multiplient les faits d'insoumission. En janvier 1941, ils mobilisent leur école où il règne un froid polaire faute de charbon. « A 10h, nous avons forcé la porte et nous sommes descendus à la Mairie centrale en cortège pour protester Une délégation a fini par être reçue et à 14h les salles de classes étaient chauffées », raconte-t-il tout sourire.

En mars, ils apprennent le coup d'État en Yougoslavie qui porte au pouvoir le jeune Pierre II en écartant le régent favorable à l'alliance avec l'Allemagne hitlérienne. « Nous avons eu l'idée de déposer une gerbe en mémoire du père de Pierre II, précédent roi, assassiné quelques années plus tôt à Marseille », rapporte le résistant. Une manière à peine voilée de soutenir le fragile espoir d'une Yougoslavie qui ne plie pas face aux nazis.

Grève et insurrection

La veille de l'action le sous-directeur est passé pour intimider les jeunes insoumis : cette manifestation est strictement interdite, la police est prévenue, ceux qui seront arrêtés seront exclus. « Pour prendre de court la police, on s'est précipité dès la fin des cours devant la porte. On a traité ceux qui ne se rangeaient pas de dégonflés et fait la tinche pour une couronne de fleurs. » Sur le chemin, une fleuriste impressionnée par la bravoure des jeunes gens leur offre une gerbe. Mais à l'approche de la Préfecture où ils comptent la déposer « une nuée de flics » leur tombe dessus. Charles prend ses premiers coups de bâtons et se fait embarquer avec les 9 du premier rang de la manifestation. « Ce jour-là, nous étions nombreux et la population nous a applaudis, je crois que ça a pesé en notre faveur » Ils sont en effet relâchés dans la nuit et ne seront pas exclus de l'école.

Mais quelques mois plus tard, le jour de publication des résultats du CAP, Charles rencontre ses camarades en chemin. Ils le préviennent que la police le cherche à l'école. Pour y échapper, il se coupe de tous ses amis. De ce petit groupe de jeunes militants, il se souvient particulièrement de Lucien Trabaud, mort en déportation dont il conserve le livre fétiche qu'il lui avait confié et René Le Guen qui deviendra plus tard membre du bureau politique du PCF et Secrétaire général de l'Ugict-CGT.

Enchaînant les petits boulots, Charles Biancheri parvient à échapper au STO, adhère à la CGT clandestine et poursuit son engagement en participant notamment au vol de casques militaires dans une usine de la Capelette. Il prépare la grève générale « pour le pain » du 27 mai 1944 à Marseille. Mais ce jour-là, à 10h, la ville est bombardée par les avions américains. Aucun intérêt militaire allemand n'est atteint mais les quartiers populaires de la Belle de Mai et du Rouet sont ravagés. C'est l'hécatombe. « Sur la Canebière, les fascistes français avaient écrit sur un morceau de bombe : "Vous vouliez du pain, ils vous en ont donné" », se souvient Charles Biancheri encore rageur.

La résistance, touchée, poursuit ses efforts jusqu'en août. Le 16, la CGT et le PCF clandestins lancent un appel à l'insurrection. Les barricades, se dressent, les combats s'engagent, prélude à la Libération de Marseille par elle-même. Charles Biancheri n'a jamais oublié. Aujourd'hui il veut transmettre. Il a écrit l'histoire de ces apprentis, jeunes insoumis, dont il était. Un témoignage qui devrait bientôt être publié avec l'aide de l'association Former, Transformer, Partager. FTP en abrégé.

Léo Purguette (La Marseillaise, le 21 août 2012)

Fraternité avec les goumiers

Charles Biancheri et son épouse Andrée gardent en mémoire le rôle des goumiers marocains dans la Libération de Marseille. En 2004, une délégation de ces combattants si longtemps privés par la France d'une pension décente, s'est rendue dans la région pour participer à une cérémonie d'hommage à Aubagne. Une ville où nombre d'entre eux repose aux côtés de FFI, « ensemble. Ensemble ! », insiste Charles. Andrée y rencontre Omar Jerjour, un des hommes qui avaient pris part aux combats aux abords du Parc Borély 60 ans plus tôt. Elle qui résidait non loin à l'époque les avaient vus de ses yeux. Très émue Andrée lui remet une lettre. De retour au Maroc, Omar avec l'aide de son fils y répondait en ces mots : « Chère Madame Andrée, votre lettre m'a fait énormément plaisir d'autant plus que vous êtes la seule (citoyenne française) à reconnaître ce que nous (ou moi) avons fait pour la France. Votre témoignage m'a laissé ému et en même temps m'a donné beaucoup de bonheur. Maintenant le sens la valeur de ce que j'ai fait pour la France et pour vous. (…) Je vous remercie et vous dis que vous serez la bienvenue chez moi au Maroc quand vous voulez. A très bientôt. Omar. »

Une proposition qui n'est pas restée lettre morte, puisque Andrée et Charles ont fait le voyage jusqu'à Casablanca. L'occasion d'une rencontre fraternelle qu'ils ne sont pas près d'oublier tout comme l'importance dans la victoire face au nazisme des soldats venus des colonies.

Cascade du Bois de Boulogne : Allocution de Cécile Goutmann

Par Cécile Goutmann, le 19 August 2012

Cascade du Bois de Boulogne : Allocution de Cécile Goutmann

Madame,

Monsieur,

Dans cette clairière où nous nous trouvons, à l'aspect si paisible aujourd'hui, se sont déroulés, il y a 68 ans,  des faits d'une dramatique brutalité.

Ici même, dans la nuit du 16 au 17 août 1944, trente-cinq résistants sont tombés, victimes de la barbarie nazie à quelques jours seulement de la Libération de Paris et de sa banlieue.

Pris au piège dans la machination orchestrée par le dénommé Marcheret, agent de la Gestapo qui se faisait passer pour un envoyé de Londres, ces jeunes hommes sont morts de leur détermination à participer aux combats qui pressaient au coeur de la capitale.

Ils étaient, en effet, venus chercher des armes et ont été arrêtés par la Gestapo à leurs différents lieux de rendez-vous, dans un garage rue d’Armaillé dans le XVIème et à la Porte Maillot.

Ils ont été torturés dans divers sièges de la Gestapo à Paris (Rue de Saussaie, Avenue Foch et Rue Leroux)

Le 17 Août au matin, on retrouvera les corps inanimés de sept résistants au pied de l'immeuble de la Gestapo au 10 de la Rue Leroux.

Les autres, au nombre de trente-cinq, seront emmenés au cours de cette même nuit du 16 au 17 Août, dans cette clairière où nous nous trouvons, et exécutés au fur et à mesure qu'on les fera descendre des camions, à la grenade et à la mitraillette.

Les corps affreusement mutilés sont découverts le 17 au matin par un moniteur de l'École des Cadres de Bagatelle. 

Voilà, les faits tels que nous les connaissons grâce notamment aux travaux du regretté Adam Rayski, et tels que nous pouvons les exposer, dans leur froide horreur.

Si cette tragédie, qui a ému la France entière à la Libération, suscite encore aujourd'hui l'effroi et l'émotion, c'est bien au regard de l'objectif poursuivi par les forces de l'occupant et du message envoyé par les acteurs de ce massacre.

Ce triste épisode, voulait atteindre la Résistance en son coeur, en prenant pour cible le souffle même de la Résistance, cette volonté de participer coûte que coûte au combat  libérateur.

Ce n'est donc pas un hasard si les survivants l'ont particulièrement retenu pour leur hommage.

Ils nous ont ainsi témoigné que la flamme de la Résistance que l'on a voulu éteindre,  par les procédés les plus abjects, est restée envers et contre tout, intacte, et que sa vigueur peut encore, doit encore  nous éclairer aujourd'hui.

Année après année, nous continuons donc de nous souvenir de ces  hommes qui sont entrés dans nos vies, qui ont marqué notre histoire et l'Histoire, de manière indélébile et profonde.

Nous devons alors nous interroger sur le sens à donner à ce rendez-vous, qui chaque année nous rassemble dans la même volonté de commémorer bien sûr, mais surtout de ne jamais oublier.

Pardonner, c'est déjà fait : l'historique amitié franco-allemande – au niveau des peuples au moins - est là pour en témoigner, mais oublier : Jamais !

Ici, nous ne voulons jamais oublier ces trente-cinq hommes qui ont fait le choix déterminé de sacrifier leur jeunesse et de même mettre leur vie en péril, pour une certaine idée de la France et de l'humanité.

Nous ne voulons jamais oublier ces hommes qui ont eu l'idée « folle» qu'ils pouvaient peser, par leur engagement, sur l'histoire et choisir ensemble la société dans laquelle ils voulaient vivre.

Nous ne voulons jamais oublier ces trente-cinq qui ont fait le choix de la résistance plutôt que celui de la résignation, résignation qui constitue, « un suicide quotidien », selon les mots d'Honoré de  Balzac.

C'est  bien l'engagement pour la vie, qui animait ces hommes.

Aujourd'hui, aujourd'hui comme demain, et malgré l'émotion évidente que nous ressentons face à ces meurtres ignobles, l'ombre de la mort dans ces destinées tragiques,  ne doit donc pas occulter et nous faire oublier la vitalité à laquelle ils nous invitaient.

Nous honorons ainsi non des icônes figées de l'Histoire, dont l'éclat s'affaiblirait immanquablement avec le temps, nous honorons bien au contraire, la vigueur de ces hommes qui leur a permis de trouver le courage dans cette période si sombre de résister. La résistance représente ainsi fondamentalement, et paradoxalement au regard des dangers qui guettaient ses membres, une ode à l'espoir et une ode à la vie.

 

Si nous honorons les inestimables qualités particulières de chacun de ces hommes, nous honorons également leur volonté partagée de faire passer à travers leur propre avenir, la destinée commune des hommes.

« L'armée des ombres » a ainsi tiré sa force de cet état de conscience qu'il ne peut y avoir de trajectoires individuelles qui ne se construisent en dehors d’un idéal collectif.

Pour cette raison, et alors même qu'ils venaient tous d'horizons forts différents, sur un plan politique, religieux ou social, ils ont su se rassembler pour se débarrasser de l'occupant et de son idéologie haineuse, afin de tracer la voie d'une société nouvelle fondée sur la dignité des hommes, et permettant le progrès de tous et de toutes.

En avaient-ils conscience ? Ce n'est pas sûr... Mais cette articulation, cette imbrication entre le collectif et l'individuel doit nous interroger encore aujourd'hui. Alors que parfois l'on veut nous faire croire que l'individu est seul acteur de sa destinée et donc seul responsable, de sa fortune comme de ses échecs, la force de l'Histoire nous enseigne à l'inverse la puissance du collectif et la nécessité de construction partagée, tendue vers un idéal commun, pour permettre le changement.

 

Il nous appartient d'apprendre de notre passé pour ne pas réitérer les mêmes erreurs.

A l'heure où nos sociétés sont frappées d'une grave crise économique, morale, sociale et financière, et qu’une forme de fatalisme et de résignation paralyse notre pensée, cette question doit nous interpeler et nous rendre vigilants.

La bête immonde sommeille encore, et se revigore à la montée des injustices sociales sur le terreau de la misère et du renoncement. Elle se nourrit du sentiment donné parfois par les politiques d'une incapacité à agir concrètement pour l'amélioration des conditions de vie pour tous et pour une espérance commune.

Ainsi, la seule perspective collective ne peut être le renoncement, de même que le renoncement ne peut être la seule perspective partagée...

Donner le sentiment d'une l'impuissance à générer des avancées collectives, de l’impuissance des hommes à prendre en main leur destinée, conduit malheureusement à ces comportement anti-républicains.

C'est bien sur ce terreau du désespoir et du renoncement que les idéologies les plus rétrogrades prospèrent, ciblant parmi la communauté humaine, des boucs-émissaires à tous les maux.

Ayons conscience, ensemble, que c’est au moment même où le collectif n’existe plus comme vecteur d’émancipation pour tous et toutes que la boîte de pandore s’ouvre.

Il est alors nécessaire, inlassablement, et en mémoire justement de cet engagement pour la vie de la résistance, et de leur combat contre la xénophobie et le racisme, de rappeler sans cesse l'impasse de céder aux sirènes de la Haine, de l'exclusion et de la différenciation.

Pourtant,  et  alors que d’aucuns disent « plus jamais ça »,  trop de nos compatriotes, au motif de leurs propres souffrances, succombent, et ce, encore récemment, à ces sirènes, passant par dessus bord, tout ce que l'histoire a pu nous enseigner.

Il nous reste donc fort à faire pour lutter contre ce fléau qui gangrène l’Europe entière, voire au-delà.

La république n’est ainsi jamais un concept gravé dans le marbre de nos institutions politiques, c’est un objet vivant à insuffler.

C’est d’ailleurs cette volonté de construire une société meilleure qui a conduit les résistants à dresser les pistes  d'un changement radical incarné par le programme du Conseil National de la Résistance, bâti sous la houlette de Jean Moulin dès 1943.

Ce programme, fortement ambitieux portait comme pierre angulaire la participation des citoyens à la conduite de la nation notamment par la maitrise publique des grands secteurs de l’économie. De par la même, il indiquait comme incontournable  l’émancipation des forces de l’argent, émancipation qui reste étonnamment d’un grande actualité.

Ce qui prédominait, alors même que le pays était ravagé par des années de guerre, c’était l’émergence de possibles et l’idée même que l’action collective des hommes pouvait faire le lit du Bonheur de tous.

Voilà la lueur qui peut encore nous éclairer.

Ne jamais renoncer, ne jamais transiger, vouloir vivre libres et mieux encore, vivre ensemble, voilà ce que nous enseigne l’Histoire, voilà comment honorer le combat de ces trente-cinq martyrs dont nous célébrons aujourd’hui la mémoire.

Merci

25 août, 68éme Anniversaire de la Libération d’Avignon. Invitation de la cellule des cheminots

le 19 August 2012

25 août, 68éme Anniversaire de la Libération d’Avignon. Invitation de la cellule des cheminots

 

PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS

CELLULE DES CHEMINOTS PIERRE SEMARD

 

Comme chaque année, nous vous convions à l’anniversaire de la libération d’Avignon. Cette manifestation sera également l’occasion de rendre l’hommage qu’il se doit aux 17 héros Cheminots morts pour chasser la barbarie nazie et faire retrouver à la France la liberté perdue. Soyons nombreux à cette commémoration qui aura lieu :

 

SAMEDI 25 AOUT 2012  A 18H30

AU MONUMENT AUX MORTS DE LA CROIX DES OISEAUX (DERRIERE LE CLUB DES CHEMINOTS)

 

Initiative de la Cellule des Cheminots du Parti Communiste Français et de l’ANCAC.

 

 

(*) Photo Wikipedia

Barbarenque: de la résistance aux combats d'aujourd'hui

le 11 August 2012

Barbarenque: de la résistance aux combats d'aujourd'hui

LA CEREMONIE

Deux cent à trois cent de personnes s'étaient rassemblées, ce jeudi 2 août, pour participer aux cérémonies du souvenir des 5 fusillés de Barbarenque. 

 

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Dirigée par Olivier Safon, la cérémonie s'est ouverte par le dépôt des nombreuses gerbes au monument commémoratif du Beaucet. Roger Bouvier et 2 enfants ont ensuite rappelé le nom des fusillés: René Fouque, Jean-Pierre Flandrin, Marcel et Laurent Pons, Paul Arnaud. Cette évocation fut suivie d'une minute de silence et de la Marseilliaise jouée par les musiciens de Carpentras.

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Après une allocution de Roger Bouvier (maire du Beaucet), Sylvain Meyer(*) (Commandant Gervais dans la résistance), Président de l'Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance (A.N.A.C.R.), comité du canton de Pernes et ses environs, et Jean Bottey, Président de l'Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance (A.N.A.C.R.), comité du Vaucluse, ont successivement pris la parole. 

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Dans leurs interventions ils ont souligné le lien entre l'esprit de résistance et programme du Conseil National de la Résistance qui, en se fondant sur la fraternité et les conquêtes sociales, a permis de reconstruire le pays. Ils ont aussi mis en avant la nécessité de s'opposer à ceux qui veulent le remettre en cause et prôpnent le racisme.

Un texte de Camille Mathieu, Amie de la Résistance, demandant la reconnaissance du 27 Mai, comme journée de la Résistance conclue cette partie de la cérémonie.

La chorale de Velleron a interprété le "Chant des Marais" et le "Chant des Partisants". Celui-ci fut repris en choeur par les participants qui avaient tous présent à l'esprit son interdiction par la mairesse (extrême-droite) de Boléne lors des cérémonies du 18 juin.

 

 

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 Albert Cordola a ensuite présenté, puis lu d'une voix puissante, le poème "Oradour"  suscitant une émotion intense dans l'auditoir.

 

 

(*)Ancien résistant du maquis "Jean Robert", il est un agent de liaison F.T.P.F.. "Triste individu" surveillé pendant l'occupation par la gendarmerie, ses déplacements lointains devaient faire l'objet d'autorisations signées par cette même armée française... Transports de plis secrets, stockage d'armes parachutées, transport de réfractaires au S.T.O., futurs maquisards (dont "Simon"... vers le maquis, sur son cadre de bicyclette), destructions du pont ferroviaire de la gare de Velleron, surveillance et sécurité de réunions de dirigeants F.T.P.F., sabotages et coups de main... telles sont les plus belles lignes du C.V. résistant de notre "Commandant Gervais". Le camarade est vouté, le résistant est toujours droit, même au garde à vous militaire, lorsqu'il dépose une gerbe de la Résistance.    

 

 

PRESENTATION D' "ORADOUR"  PAR ALBERT CORDOLA

(militant communiste, résistant entré dans la cladestinité en septembre 1939, déporté à Dachau, président de la F.N.D.I.R.P. de Pernes et l’Isle.)

 

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" Qui ignore la tragédie d’ORADOUR? Ce qui s'est passé le dix juin 1944 est largement connu: cette cité est devenue en quelques heures une ville morte. Les hordes nazis sont passées par là, massacrant 642 personnes, hommes, femmes enfants et vieillards, presque tous périront dans l’église, volontairement incendiée.

Une ville morte c’est le paroxysme de la désolation. Comment des hommes ont-ils pu commettre un tel crime? Comment le nazisme a-t-il pu engendrer de tels monstres?  Ce crime innommable n’avait aucun objectif militaire, c’était essentiellement un acte de terreur, frappant surtout les plus inoffensifs : les femmes, les enfants, les personnes âgées.

La mort devient le métier des SS ce qui provoque de la part du poète ce cri déchirant : HONTE et HAINE ETERNELLE AUX NAZIS.

Mais que penser de cette déclaration de Monsieur Le Pen: « J’aurais des choses à dire sur ORADOUR » ? Elle ne vise qu' à semer le doute dans les esprits et à rejeter la responsabilité de l'horreur sur les Forces Patriotiques. C'est aussi lui qui a dit: «L’occupation allemande n’a pas été aussi terrible que certains le prétendent » ou encore « La GESTAPO a préservé la sécurité des Français ». Ainsi Monsieur Le Pen n’a jamais exprimé la moindre compassion pour les victimes d’ORADOUR, ni le moindre sentiment d’horreur pour les bourreaux, son agressivité verbale est dirigée contre les Résistants, la Résistance qui sont l’HONNEUR de la FRANCE.

 Comment ne pas être alarmé qu’un tel homme trouve aujourd’hui une audience inquiétante parmi la population de notre pays ?

Remercions le poète Jean TARDIEU qui, en symbolisant le martyre d’ORADOUR sur GLANE, appelle le peuple de France à lutter contre la falsification de l’histoire qui veut justifier l’idéologie prônant l’intolérance et à combattre le NEGATIONISME qui conduit au crime, au génocide et à la guerre."

 

 

ORADOUR DE JEAN TARDIEU

 

Oradour n'a plus de femmes
Oradour n'a plus un homme
Oradour n'a plus de feuilles
Oradour n'a plus de pierres
Oradour n'a plus d'église
Oradour n'a plus d'enfants

Plus de fumée plus de rires
Plus de toîts plus de greniers
Plus de meules plus d'amour
Plus de vin plus de chansons.

Oradour, j'ai peur d'entendre
Oradour, je n'ose pas
Approcher de tes blessures
De ton sang de tes ruines,
je ne peux je ne peux pas
Voir ni entendre ton nom.

Oradour je crie et hurle
Chaquefois qu'un coeur éclate
Sous les coups des assassins
Une tête épouvantée
Deux yeux larges deux yeux rouges
Deux yeux graves deux yeux grands
Comme la nuit la folie
Deux yeux de petits enfants:
Ils ne me quitteront pas.

Oradour je n'ose plus
Lire ou prononcer ton nom.

Oradour honte des hommes
Oradour honte éternelle
Nos coeurs ne s'apaiseront
Que par la pire vengeance
Haine et honte pour toujours.

Oradour n'a plus de forme
Oradour, femmes ni hommes
Oradour n'a plus d'enfants
Oradour n'a plus de feuilles
Oradour n'a plus d'église
Plus de fumées plus de filles
Plus de soirs ni de matins
Plus de pleurs ni de chansons.

Oradour n'est plus qu'un cri
Et c'est bien la pire offense
Au village qui vivait
Et c'est bien la pire honte
Que de n'être plus qu'un cri,
Nom de la haine des hommes
Nom de la honte des hommes
Le nom de notre vengeance
Qu'à travers toutes nos terres
On écoute en frissonnant,
Une bouche sans personne,
Qui hurle pour tous les temps.

 

Résistance: Rendez-vous au Beaucet JEUDI 2 AOUT! Appel de Roger Martin pour le PCF

le 31 juillet 2012

Résistance: Rendez-vous  au Beaucet JEUDI 2 AOUT!  Appel de Roger Martin pour le PCF

 

CONTRE LE FASCISME, CONTRE LA BANALISATION DU RACISME ! CONTRE LES NOSTALGIQUES DE L’ORDRE NOUVEAU !

TOUS au BEAUCET  JEUDI 2 AOUT !

 

Jeudi 2 août se tiendra, comme chaque année, la cérémonie commémorative du martyre des résistants vauclusiens assassinés à Barbarenque, commune du Beaucet, par des SS de la Division Brandebourg.

La cérémonie se déroule en deux temps.

Pour ceux qui veulent se rendre sur les lieux du crime, le départ aura lieu en jeep à 16 heures de la Place du Beaucet. De Barbarenque, les participants redescendront plus tard en cortège pour se regrouper sur la Place du Beaucet à partir de 18 heures, la cérémonie officielle avec les prises de parole débutant à 18 h 30.

Nous appelons les militants communistes, les militants du Front de Gauche et tous les Républicains et Démocrates à participer nombreux à cette cérémonie qui prendra cette année un tour particulier avec la gangrénisation  de notre département par des idées et théories fondées sur la peur des autres, l’exclusion  et le repli identitaire.

Nous rappelons d’autre part que, même si certains affectent de l’ignorer ou prétendent que cette époque est dépassée, il importe au contraire de répéter une vérité occultée : parmi les fondateurs d’un parti qui prétend être le meilleur défenseur du peuple français, se trouvaient des Pierre Bousquet, ancien Waffen SS, Victor Barthélémy, bras droit de Jacques Doriot, devenu hitlérien au point d’endosser l’uniforme allemand, André Dufraisse, ancien du Parti populaire français collabo, François Brigneau, ex-de la Milice et Roland Goguillot, alias Gaucher, ancien dirigeants des Jeunesses nationales populaires.

La cérémonie du Beaucet prendra en outre une résonnance particulière  venant après l’interdiction, assortie de menaces et de violences, du Chant des Partisans par madame Bompart, mairesse et conseillère générale de Bollène et membre de cette Ligue du Sud qui rivalise en surenchère extrémiste avec le FN.

Que les loups se déguisent en moutons, et la petite-fille du chef en bergère ne doit tromper personne !

Une présence massive des antifascistes de notre canton, et, au-delà, de notre région, constituera le meilleur témoignage de notre volonté de dire et répéter, après nos camarades espagnols, tous les internationalistes des Brigades internationales et les Résistants qui donnèrent leur vie dans leur combat contre la « Bête immonde » : NO PASARAN !

 

Rendez-vous donc au Beaucet JEUDI 2 AOUT!

 

Roger Martin

Secrétaire de la cellule Danièle Casanova ( déportée et décédée à Auschwitz)

Bollène le 28 Juin: Résistance et Fraternité

le 03 juillet 2012

Bollène le 28 Juin: Résistance et Fraternité

 

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"Chers amis,

Collard à Nimes, Le Pen à Carpentras, Bompard à Orange et Bollène, les identitaires à Lyon......

La peste brune s’étend!

Aussi « ne demande pas pour qui sonne le glas,

Il sonne pour toi… »

Tous à Bollène demain..."

     

     C'est de ces mots que Roger Martin avait accompagné l'appel des Partisans au rassemblement de Bollène ce 28 juin 2012.

    Conscients des enjeux, environs 400 personnes  se sont réunies autour de nos valeurs: La Fraternité qui permet de vivre "Tous ensemble" et de s'enrichir de nos différences et La Résistance qui refuse de laisser le Vaucluse devenir le laboratoire des haines propagées par l'extrême droite.

    Le nombre et la diversité des participants soulignaient  la gravité de la provocation de la municipalité de Bollène et la détermination des progressistes à bâtir une autre société de progrès social, de justice et de partage. Les drapeaux du Front de Gauche, uni dans sa diversité, montraient que personne ne manquerait à l'appel pour ce combat.     

    Après les prises de parole des associations, des partis et de la CGT, la cérémonie s'est achevée sur le Chant des Partisans  et la Marseillaise.

   Un appéritif fraternel, servi devant le local du Front de Gauche tout proche, a cloturé l'après midi.

 

 

 

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Devant une mairie bien fermée....

 

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Appel des partisans Rassemblement Jeudi 28 Juin 2012 – 18 h 30 Place de la Mairie de Bollène

le 26 June 2012

 

 

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Dans une vision révisionniste de l’histoire, plusieurs représentants de la Municipalité Bompard ont voulu interdire le Chant des Partisans lors de la commémoration de l’Appel du 18 juin 2012 à Bollène, ce chant symbole de ces hommes et de ces femmes devenus des héros malgré eux, qui au péril de leur vie, n’ont pas  hésité à rentrer en résistance pour libérer le sol français de l’occupant nazi.

La circulaire protocolaire des cérémonies officielles prévoit que le  "chant des partisans", hymne de la résistance soit généralement chanté le jour de la commémoration  de l'appel du 18 juin. A Bollène, c’était une tradition ! La municipalité d’extrême droite  en a décidé autrement !

 

A l’appel des partisans :

 

Républicains, progressistes, patriotes

 rassemblons-nous devant la Mairie 

Jeudi 28 Juin 2012 à 18 h 30

pour manifester notre indignation !

 

 

 

 

ARAC – Comité local, ANACR – Comité de Bollène, CGT – Union Locale de Bollène, FNACA – Comité de Bollène, Front de Gauche -   Comité de Bollène, Parti Communiste Français – Section de Bollène, Parti Socialiste – Section de Bollène, ANACR - Vaucluse , ARAC - Vaucluse , Association des familles des fusillés de l’Enclave de Valréas , CGT – Union Départementale Vaucluse , CGT – Union Locale de Vaison la Romaine , Europe Ecologie - Vaucluse , Front de Gauche - Vaucluse , Front de Gauche - Drôme , Gauche Unitaire – Vaucluse , M’PEP - Drôme, Parti Communiste Français - Fédération de Vaucluse, Parti Communiste Français - Fédération de la Drôme, Parti Communiste des Ouvriers de France  - Vaucluse, Parti de Gauche Vaucluse, Parti de Gauche - Drôme, Parti Socialiste - Fédération de Vaucluse, République et Socialisme, SUD PTT 84

 

 

Interdit le 18 juin à Bollène....

le 22 June 2012

 
 
 
 
 
 
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