Fédération de la Gironde

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20180219-CP-Compiègne-Le Mémorial a dix ans et doit évoluer

le 22 February 2018

20180219-CP-Compiègne-Le Mémorial a dix ans et doit évoluer

Compiègne, du 17 au 25 février 2018 - Le Mémorial a 10 ans !

le 05 February 2018

Compiègne, du 17 au 25 février 2018 - Le Mémorial a 10 ans !

Le Mémorial de l'internement et de la déportation - Camp de Royallieu a été inauguré le 23 février 2008, il y a déjà dix ans.

À l'occasion de cet anniversaire, découvrez ou redécouvrez le Mémorial qui vous propose du 17 au 25 février un programme riche et varié, à découvrir en cliquant sur ce lien.

 

Angelita Bettini est décédée à Toulouse. D'un seul et même mouvement, de la République espagnole à la Résistance.

le 08 November 2017

Angelita Bettini est décédée à Toulouse. D'un seul et même mouvement, de la République espagnole à la Résistance.

 

Angelita Bettini (Marie Angèle Bettini Del Rio) est décédée le 6  novembre 2017.

Vous en saurez plus en lisant les lignes ci-dessous et les articles cités…..

Angelita l’insoumise et l’impossible oubli

Lundi, 1 Février, 2010. L'Humanité. Pau, envoyée spéciale.

Résistante avant l’heure, Angèle Bettini del Rio fut internée de 1940 à 1944. Elle était invitée par la Cimade, ce week-end, à Pau, pour un colloque sur l’enfermement administratif.

À quatre-vingt-huit ans, Angèle Bettini del Rio a les yeux malicieux de ceux qui ont l’insurrection chevillée au corps. Haute comme trois pommes, cheveux gris coupés court et clope au bec, Angelita, comme la surnomment ses amis, est une insoumise de naissance. « Toute petitoune, raconte-elle avec son accent chantant du Sud-Ouest, j’étais aux Jeunes filles de France. » On l’imagine à l’époque, avec son bagou et ses longues anglaises noires… « J’étais remarquable et remarquée », confirme-t-elle malicieusement. Née à Toulouse de parents réfugiés espagnols, elle vient de se fiancer quand, en 1940, le maréchal Pétain annonce sa venue dans la Ville rose. Ce 5 novembre, ils sont douze à organiser un lâcher de tracts au milieu du défilé vichyste. Le système est ingénieux : sur le toit d’un immeuble, les papiers subversifs ont été posés sur une tapette à rats qui se déclenche à retardement. Timing parfait : les tracts atterrissent sur la casquette du maréchal, on imagine sa tête… « C’est le premier acte de résistance à Toulouse, dit-elle fièrement. À l’époque le mot n’existait même pas ! » Trois semaines après leur lancer héroïque, les jeunes résistants sont arrêtés et traduits devant un tribunal militaire. « On était connus comme le loup blanc, raconte Angèle. On avait organisé des collectes pour les républicains espagnols. À quatorze ans, j’avais même participé aux grèves de 1936, comme apprentie ! » Le couperet tombe : Angèle est déchue de sa nationalité et envoyée au camp de Récébédou. Elle a dix-huit ans. Aux côtés des autres « indésirables », tsiganes, antinazies allemandes, juives, républicaines espagnoles, Angèle connaît la « valse des camps », comme elle dit d’un ton léger. En juin 1940, Angèle arrive à Rieucros, le premier camp de concentration ouvert en France. Neuf mois plus tard, elle est transférée à Brens où elle restera deux ans. C’est dans ce camp du Tarn qu’elle connaît l’« événement le plus insupportable » de sa vie : « Le 26 août 1942, la police française vient chercher nos amies juives allemandes et polonaises pour les déporter en Allemagne. » Prévenues par les équipières de la Cimade, les femmes du camp vont se battre à mains nues contre les policiers. « Nous avons perdu et elles ont été transférées vers Drancy, puis déportées. Aucune d’elles n’est revenue. » Le 6 juin 1944, alors que les Alliés débarquent, Angèle arrive au camp de Gurs d’où elle s’évadera deux mois plus tard. Elle dit : « À la faveur du temps je ne regrette pas d’être passée par Gurs, car j’ai vu et j’ai compris que l’oubli est impossible. Je me fais un devoir de témoigner dans les écoles pour q ue les enfants sachent. » Aujourd’hui, cette « dinosaure des camps », comme elle se définit, consacre donc toute son énergie à raconter son histoire ; répétant ici et là qu’il « ne faut pas oublier de réagir contre certains régimes ». Elle ajoute : « La tâche de la Cimade, qui nous a aidées dans les camps, est loin d’être achevée. Les exemples se succèdent partout, comme tout récemment avec les Kurdes de Corse. » En 2003, la conteuse Gigi Bigot a écrit un superbe spectacle inspiré de la vie d’Angèle, Peau d’âme, qui fut joué à Pau vendredi. Sur une musique de Michèle Buirette, elle chante : « Je suis Angèle, tout juste dix-huit ans / La peau blanche comme la neige / La colère rouge comme le sang / Indésirable, indésirée / Le fil du barbelé dépenaille mes ailes. »

Marie Barbier

Scènes d’une vie :

-  5 novembre 1940 : lâcher de tracts, rue Alsace à Toulouse, sur le défilé du maréchal Pétain.

-   26 avril 1940 : arrestation du groupe de jeunes résistants communistes.

-   28 juillet 1944 : évasion du camp de Gurs (Pyrénées-Atlantiques).

-   5 novembre 2009 : la mairie de Toulouse pose une plaque sur l’immeuble d’où furent lancés les tracts.

 

 Le message de Rémi Demonsant.

Secrétaire de l’Association pour Perpétuer le Souvenir des Internées des Camps de Brens et de Rieucros              (https://apsicbr.wordpress.com/)

Angelita nous a quittés hier au petit matin. Voici le message apaisant que nous a adressé, Pierre Bettini, l’un de ses enfants : Maman nous a quittés à 4 h 30 doucement mais surtout entourée de tout l'amour de ses enfants.

Ainsi Angelita aura continué la lutte jusqu’au bout, jusqu’au 77ème anniversaire du premier acte de Résistance à Toulouse le 5 novembre 1940 qui lui a valu quatre années d’internement arbitraire dans les camps du Rébédou, de Rieucros, de Brens et de Gurs.

Notre première rencontre avec elle fut un véritable coup de foudre, il y a plus de 19 ans le 4 octobre 1998, lors du Salon du Livre de Gaillac quand elle s’exclama vous m’avez réhabilitée ! en réponse à l’ovation qui avait accueilli son témoignage, aux côtés de ses amies Monique Lise Cohen et Rolande Trempé qui nous a récemment quittés. Cette 1ère rencontre fut un coup de foudre au sens propre pour une grande partie du public qui découvrait l’existence d’un camp de concentration pour femmes à Brens, aux portes de Gaillac, à quelques centaines de mètres de l’Abbaye Saint Michel où se tenait cette conférence. Cette 1ère rencontre fut également un coup de foudre au sens figuré pour cet auditoire qui tomba sous le charme d’Angelita, cette femme superbe et entêtée selon l’expression de Michel del Castillo. Comme toutes celles et tous ceux qui ont eu la chance, le bonheur de la connaître, nous étions séduits par son humanité bienveillante, par sa liberté de pensée, par son sourire malicieux et frondeur.

A nous à présent de poursuivre son combat en informant et en témoignant ainsi qu’elle l’a fait avec enthousiasme, de façon inlassable jusqu’à l'épuisement de ses dernières forces, auprès de tous les publics et tout particulièrement auprès des jeunes des écoles, collèges, lycées et universités.

Bien cordialement, Rémi Demonsant,

_ Quand renaissent parfois les « polémiques » sur les dates d’entrée en résistance il faut apprendre  qu’Angélita et son mari Yves (son fiancé à l’époque) collectaient des fonds le dimanche à Toulouse pour soutenir la République espagnole, fonds assez régulièrement confisqués par la police au cours des heures de mise en dépôt sous le porche qui existe encore à droite dans la cour du Capitole. Tous deux s’étaient encore élevés lorsqu’un imposteur avait tenté d’instrumentaliser la tragédie de l’assassinat de Guy Môquet; ils avaient lu sa lettre au Lycée Bayard de Toulouse (aujourd’hui Urbain Vitry). Pour Yves et Angelita, un seul et même mouvement. JF LB._

 

 

 

20171018-OH-Montataire-Le portrait du résistant Jacques Decour dévoilé au cœur de l'école primaire

le 18 October 2017

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20171018-OH-Fleurines-La Résistance, sous toutes ses formes, mise à l'honneur à la salle des fêtes

le 18 October 2017

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15 novembre, Pont-Sainte-Maxence - Projection-échanges « La vie sera belle »

le 16 October 2017

15 novembre, Pont-Sainte-Maxence - Projection-échanges « La vie sera belle »

À l'initative notamment de la librairie associative Graines de mots et l'association Mai du cinéma,

dans le cadre du Mois du film documentaire

 

Projection « La vie sera belle »

mercredi 15 novembre à 20 h 30

cinéma Le Palace à Pont-Sainte-Maxence

 

en présence du réalisateur Jacques Capdecomme, Denise Séguy-Foucard, résistante et sœur de Georges Séguy, Sylvette Devienne-Gamarra, fille de Pierre Gamarra, résistant et écrivain.

 

Dominique arrêté par la gestapo sept jours avant la libération de Toulouse ne reviendra jamais.
Qui étaient ces hommes et ces femmes, entre quinze et vingt cinq ans pour la plupart d’entre-eux, qui risquèrent leur vie pour chasser l’occupant nazi et construire une société plus juste plus humaine ?

20171004-BonP-Le Mesnil-en-Thelle-Omer Bée, libérateur et ancien maire

le 11 October 2017

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20170802-CP-Compiègne-Royallieu-Le Mémorial va insister sur la Résistance

le 09 August 2017

20170802-CP-Compiègne-Royallieu-Le Mémorial va insister sur la Résistance

Grève patriotique du 13 juillet Carmaux-Cagnac

le 13 juillet 2017

Grève patriotique du 13  juillet Carmaux-Cagnac

Ce jeudi 13  juillet à la Croix du Marquis à Carmaux.

 

COMMEMORATION DE LA GREVE PATRIOTIQUE DES MINEURS DU 13 JUILLET 1944 DE CARMAUX-CAGNAC .

Allocution prononcée par Serge Entraygues puis dépôt d'une gerbe au pied de la stèle.

Organisée depuis 1994 par les associations et organisations formant le Comité d'organisation : Anciens Combattants (ARAC, ANACR .. .), Déportés et Internés (FNDIRP, ADIF .. .), CGT (UD81, UL Carmaux, Syndicat des Mineurs), Parti Communiste Français (Fédération du Tarn, Jeunesse Communiste), Institut Tarnais  d'Histoire Sociale CGT.

 

J SANCHEZ.

Secrétaire Général du Syndicat des Mineurs CGT de CARMAUX

Mines Energie.

Il y a 75 ans, les deux premiers résistants fusillés à Quimper, deux jeunes postiers communistes

le 09 juillet 2017

Il y a 75 ans, les deux premiers résistants fusillés à Quimper, deux jeunes postiers communistes

Ils furent à un mois d’intervalle fusillés au stand de tir de La Tourelle à Quimper où une plaque commémorative rappelle leur mémoire : Pierre Jolivet le 5 juin 1942, Émile Le Page le 8 juillet 1942, le premier avait 20 ans, le second 19 ans.

Tous deux, militants des Jeunesses communistes, adhèrent au parti communiste en 1939, au moment de son interdiction.

Ces jeunes postiers auxiliaires de Quimper sont des résistants de la première heure.

Ils font partie des premiers groupes résistants du parti communiste dans l’Organisation Spéciale (O.S.) reconnue comme unité combattante dès octobre 1940 et mise en place en Bretagne par Robert Ballanger, puis dans les FTPF, qui prennent la suite de l’O.S.

Dans un rapport d’avril 1941, le préfet du Finistère place au premier rang des « adversaires de la Révolution Nationale » les communistes « aussi actifs qu’irréductibles ».

En août 1941 les autorités militaires allemandes le somment d’agir contre la recrudescence des attentats et des sabotages dans le département.

Avec leur groupe, Émile Le Page et Pierre Jolivet participent aux distributions de tracts et journaux clandestins et dès janvier 1941 aux premières actions directes contre l’occupant : sabotages, attentats contre la caserne de la Wehrmacht, contre le Soldatenheim, foyer du soldat allemand, de Quimper.

Ils préparent l’attentat contre le siège de la LVF, leur groupe l'exécutera sans eux en juin 1942.

Car entretemps ils ont été repérés lors d’une distribution de tracts appelant à manifester le 1er mai 1942.

Arrêtés par des policiers français et torturés à la prison de Mesgloaguen, ils sont remis aux Allemands, condamnés à mort et fusillés, Pierre Jolivet le 5 juin, Émile Le Page, le chef de groupe, le 8 juillet.

Leur groupe FTP continuera sans eux ses actions : contre le local de la LVF en juin 1942, contre le bureau d’embauche pour l’Allemagne en octobre, contre la Kommandantur et la poste militaire allemande en janvier 1943.

Alain Le Grand, dans son ouvrage sur la Résistance dans le Finistère, faisait état de nombreux témoignages disant que, loin de donner un coup d’arrêt à la résistance locale, leur exécution poussa d’autres jeunes à suivre leur exemple.

Comme dit le Chant des Partisans, « Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place ».
 

Le 14 juillet 1942 un rassemblement se tient au cimetière d’Ergué-Armel (qui était alors une commune séparée de Quimper) près de la fosse commune où leurs corps avaient été jetés.

Leurs corps ne sont rendus à leurs familles qu’en octobre 1944. Une foule impressionnante suit alors leurs obsèques officielles.

 

Sources : Le dictionnaire des fusillés du Maitron, les militants du Finistère d’Eugène Kerbaul, La Résistance dans le Finistère d’Alain Le Grand, divers témoignages.

 

 

 

 
 
 
 
 
 
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