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Retraites : salariés, retraités jeunes, séniors MÊME COMBAT !

Contrairement à ses promesses de campagne, François Hollande fait sienne cette vielle rengaine « on vit plus longtemps, donc il faut cotiser plus longtemps ». que la droite nous a servi à chaque « réforme », et notamment en 2010.

Le PS, alors, manifestait dans la rue... Mais ça, c'était avant !

 

Signez les carte-pétitions à renvoyer au président Hollande

 

Signez l'appel unitaire "Ensemble défendons nos retraites" : http://www.retraites2013.org/

 

Retraites : salariés, retraités jeunes, séniors MÊME COMBAT !

360.000 salariés et retraités, 360.000 jeunes ou moins jeunes se sont retrouvés dans les rues de plus de 200 villes de France le 10 septembre dernier, à l'appel de plusieurs syndicats, pour s'opposer au projet de loi gouvernemental et défendre l'avenir des retraites.

C'est un grand mouvement populaire pour une autre réforme des retraites, pour l'emploi et les salaires qui est en train de naître.

L'enjeu est de taille: c'est la première fois qu'un gouvernement réputé de gauche s'en prend aussi violemment au système de retraites.

La logique de la réforme est claire : faire cotiser les salariés plus longtemps, augmenter leurs cotisations, baisser les pensions.

Une réforme injuste et inefficace

Toutes les réformes précédentes, celles de la droite, s'appuyaient sur le même modèle :

Cette réforme est injuste car elle est supportée essentiellement par les salariés puisque les patrons verront leurs cotisations compensées par de nouvelles exonérations.

Cette réforme est inefficace car elle va participer au ralentissement général de l'activité économique dû aux politiques d'austérité. Moins de salaires et de pensions c'est moins de pouvoir d'achat et moins d'activité : CQFD.

L'argent existe pour financer la retraite à 60 ans à taux plein !

4 propositions du PCF :

  • Les salaires : augmenter les salaires c'est immédiatement faire rentrer plus d'argent dans les caisses de retraite. 1 % de masse salariale, c'est 2 milliards pour la sécu. Ainsi, la suppression des inégalités salariales entre les hommes et les femmes (25 % de salaire en moins à poste égal) rapporterait 52 milliards à la sécu !

  • L'emploi : 100 000 chômeurs de moins, c'est 1,5 milliards de recette pour la sécu. Il y a urgence à sécuriser l'emploi et mener une politique de réindustrialisation de la France. 1 million d'emplois créés combleraient le déficit actuel.

  • Les revenus financiers : ils sont exonérés de toutes cotisations alors que l'économie n'a cessé de se financiariser. Nous proposons leur mise à contribution à hauteur de 25 milliards d'euros.

  • Les exonérations patronales : gouvernements après gouvernements, les exonérations de cotisations patronales ont largement contribué à creuser le déficit, sans contrôle et sans résultat sur l'emploi. La suppression progressive de ces exonérations rapporterait 30 milliards.

On le voit, l'argent existe. La volonté populaire qui s'est exprimée massivement mardi 10 septembre est porteuse d'un espoir nouveau. C'est ce même espoir que vous retrouverez au gré des allées de la Fête de l'Humanité, qui se tient se week-end à La Courneuve.

 

 

La guerre, oui: mais à la finance!

 

Le 14 septembre 2010, le premier ministre déclarait à la tribune de l’Assemblée nationale : « La retraite à 60 ans c’est le bouclier fiscal des ouvriers. Il faudra reprendre cette réforme en 2012. » Or avec les annonces faites après la rencontre avec les syndicats et les organisations d’employeurs, il entérine, prolonge et amplifie toutes les contre-réformes régressives des gouvernements de droite.

43 ans de cotisation

C’est la prolongation de l’objectif des réformes passées de la droite : l’augmentation continue de la durée de cotisation. Actuellement de 41ans, celle-ci sera ainsi portée à 41 ans et 3 trimestres en 2020, pour atteindre 43 annuités de cotisation d’ici à 2035.

En pratique, cela signifie qu’un salarié âgé aujourd’hui de 30 ans partirait donc, dans le meilleur des cas, à 66 ans. Dans les faits, nombre de salariés, faute de pouvoir atteindre le nombre de trimestres exigés, partiront avec une pension diminuée.

Prise en compte des années d’études : un pas mais encore beaucoup d’inégalités

Le gouvernement propose de conforter et généraliser le système actuel de rachat de trimestres d’études avec une aide forfaitaire (1 000 euros) limitée à quatre trimestres. Or le coût du rachat d’une seule année d’études revenant à 4 000 euros, beaucoup de jeunes seront pénalisés, en raison de parcours professionnels chaotiques ou faute d’épargne disponible. Pour les apprentis, rare mesure positive, un trimestre d’apprentissage sera équivalent à un trimestre validé pour la retraite.

Pour la première fois, les retraités vont payer  !

Si pour l’heure la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) est écartée au profit d’un relèvement progressif de 0,6 point des cotisations vieillesse entre 2014 et 2017, par contre le gouvernement envisage d’exonérer les employeurs des cotisations famille et maladie, soit 34 milliards d’euros. Cadeau !

Les retraités, de leur côté, verront leur revenu ponctionné. D’une part, les pensions seront revalorisées en octobre, au lieu d’avril. Un décalage qui signifiera une perte nette de pouvoir d’achat, les prix, eux, ne cessant d’augmenter entre-temps.

D’autre part, les majorations de pensions dont bénéficient les retraités ayant élevé trois enfants ou plus seront désormais imposables. C’est la première fois que les retraités sont ainsi appelés à mettre la main à la poche pour financer une réforme des retraites.

Pénibilité : toujours pénible !

Confirmation de la création d’un « compte personnel de prévention de la pénibilité » ouvrant droit soit à des formations pour changer de métier, soit à un complément de rémunération lors d’un passage à temps partiel en fin de carrière, soit à des trimestres supplémentaires de cotisation pour profiter d’un départ anticipé.

Concrètement, chaque trimestre d’exposition à des travaux pénibles induirait l’obtention d’un point (deux dans le cas où plusieurs facteurs d’exposition seraient cumulés) mais ce compte serait plafonné à 100 points. D’après le calcul annoncé, 10 points correspondraient à un trimestre de bonification. Mais les 20 premiers points devront obligatoirement être consacrés à la formation.

Au final, d’après une estimation de la CGT, « une carrière complète de travail pénible conduirait à un départ à 60 ans, sous certaines conditions restrictives ». Loin des revendications du syndicat en la matière.

Les temps partiels mieux pris en compte

Prenant en compte la discrimination subie majoritairement par les femmes, le seuil de validation des trimestres serait abaissé : 150 heures au Smic pour acquérir un trimestre, au lieu de 200 actuellement.

Une petite avancée, assortie d’un risque : que ces petits salaires entrent dans les « 25 meilleures années » et fassent baisser le niveau de la pension. Au-delà, cette mesure pose la question : est-ce à la retraite de remédier à toutes les inégalités dans la vie active ? La priorité n’est-elle pas, en l’espèce, de combattre le problème à la source et de restreindre l’usage par les employeurs du temps partiel ?

Droits familiaux : un partage sur la même enveloppe

La réforme porte sur la majoration de 10 % des pensions attribuée aux parents de trois enfants et plus, bonification qui serait refondue au motif qu’elle profite davantage aux hommes qu’aux femmes.

Plafonnée à partir de 2020, la majoration serait ensuite transformée en un forfait attribué « principalement aux femmes », et dès le premier enfant, mais à enveloppe constante avec le risque que l’amélioration des unes diminue celle d’une partie des assurés qui jusqu’alors percevaient cette bonification. Deux inconnues : le niveau auquel la majoration sera plafonnée et le montant du futur forfait.

 

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